
Herby's Dream Alcapone (Teddy)
(2010-2023)
Photo: Teddy à 13 ans.
Pleurer en silence ton absence, sourire en pensant à toi… Marie Poulain.
Teddy était MON Teddy, un colley si exceptionnel de gentillesse, tout le monde l'aimait ; dans ses presque 13 ans de vie, il avait eu quelques déboires de santé, mais sa force de vaincre ses douleurs du dos dûes à l'arthrose, correspondait si bien avec son caractère de battant, sa devise était : "je veux je peux", et jamais il ne s'est plaint, il était très fort physiquement et psychologiquement ; par contre, il n'avait jamais accepté le départ de son vieux copain Ewenn, et il n'avait jamais réussi à canaliser sa peine et sa tristesse, et les manifestait en mangeant moins, le léchage de sa patte était un trouble de sa dépression ; sa seule faiblesse, son seul manque de résistance morale, son désespoir, le temps passé dans l'effort d'oublier, étaient la seule cassure de sa devise qui assombrissait ses jours ; il était très important pour moi de lui parler, le câliner et je pensais que le temps était un allié pour se remettre de son chagrin qui ne s'est jamais apaisé...
J'ai toujours eu un besoin d'intensité, ce qui m'a toujours fait me retrouver dans des situations d'osmose où l'influence réciproque existait entre Teddy et moi, cette complicité que l'on ne recherchait pas mais qui existait naturellement ; mon Teddy ne ressemblait qu'à lui... ce qu'il a été dans ma vie n'a pas de nom.
Durant plusieurs jours, Hysène ne quittait plus son Teddy, avec un air si triste que j'avais compris que son départ approchait, mais j'espérais me tromper car il continuait à me demander ses promenades dans la montagne, il pouvait rester plusieurs minutes à contempler la nature, se coucher sans bruit dans l'herbe pour écouter le brame des cerfs ; il avait gardé son atavisme de berger, il ne pouvait plus courir après les moutons, mais il les surveillait ; ici, les vaches sont en liberté en altitude, le fermier préfère les voir sans clôture dans la prairie ; lorsqu'elles s'éloignaient vraiment trop loin, Teddy les ramenait en bas de la montagne et surveillait qu'elles ne s'éloignent pas.
Hysène a tellement de peine, pourrai-je la persuader qu'elle doit manger sans toi, se promener sans toi, retrouver ses moments de gaieté sans toi...
Mon Teddy, mon "bébé", tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout avec moi où je suis ; tu manques à mes jours, demain s'inventera sans toi... Ton infinie tendresse, ta gentillesse, ton sourire et tes bisous de chaque jour me manquent énormément... ton départ est si cruel, je suis certaine que tu aurais voulu voler le temps pour que rien ne s'arrête...
Il y a des larmes qui sont belles, qui parlent d'un passé, et regarder tes photos sont des moments précieux, je souris aux années de bonheur passées ensemble, mais je suis prisonnière de ma peine.
Teddy est parti naturellement, doucement, entouré de Alain, moi et Hysène. Parmi toutes ces étoiles dans le ciel, laquelle es-tu...
Création photo et texte: Marie-Christine Poulain.



















