Je subirai ton silence et ton absence, et si un jour mon stylo glissait sur un bout de papier, j'écrirai combien tu me manques.


Marie Poulain.
Otton à 11 ans.  1998-2009

Les hommages à nos compagnons qui nous ont quittés

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Otton du clos de Marialan

       Mon Otton nous a quitté aujourd'hui, il avait 11 ans... irremplaçable, exceptionnel Otton, je le pleurerai toujours; je me sens perdue sans lui, il me protégeait de tout et de tous, son départ inattendu me bouleverse, ainsi qu'à Alain qui est aussi malheureux que moi.

       Otton, c'était la générosité, la tendresse, c'était aussi la douceur du danger ... douceur de vivre avec lui, danger de le voir partir un jour; il avait ses mots de tendresse dans ses yeux ... ces yeux qui m'interrogeaient toujours, ces yeux sincères qui me donnaient de l'émotion, je me grisais de ses regards si tendres, si envahissants.

       Tu es parti "mon bébé", départ très inattendu, que je n'accepte pas .... je t'ai toujours appelé "mon bébé" ... peut-être parce que je t'avais longtemps nourri au biberon dès ta naissance; tu avais un caractère spécial que j'étais seule à admirer et certainement à comprendre, car il fallait deviner les raisons qui te fâchaient parfois; tu aimais râler après Alain que tu respectais à ta façon, mais lorsque, chaque jour, il était l'heure d'aller chercher le pain, tu lui faisais les yeux doux, tu t'asseyais devant la porte, te retournant pour t'assurer qu'il te regardait, tu poussais ta gentillesse en lui tendant ta papatte, et là, c'était gagné, il t'emmènerait avec lui, car tu adorais aller en voiture chercher le pain ou te promener, ton fils Rooper attendrait bien son tour pour demain ou .. après-demain.. ! tu avais tant été aimé par ta maman Jéween, qui te pardonnait tout, que lorsqu'elle nous a quitté, ton caractère s'en était ressenti négativement, elle te manquait tellement, tu n'a jamais assumé son départ, jamais; tu as fait beaucoup de bébés, aussi beaux que toi, aussi bons que toi; à la maison, il y a ton fils Rooper, ta fille Star, ton petit fils Denn; il y a 2 mois tu nous a fait un merveilleux cadeau: ton fils Dalton qui a le même caractère que toi, le même regard franc et malin.

      A chaque fois qu'un de mes colleys me quitte, je me dis: que restera t-il de moi... de mes pensées, de mon chemin sans eux .. mais la loi du silence, c'est de ne pas vouloir voir couler ses larmes, et je sais que je ne dois pas pleurer parce que tu n'es plus, mais que je dois sourire parce que tu as été, je subirai ton silence et ton absence; et si un jour mon stylo glissait sur un bout de papier, j'écrirai combien tu me manques.

      Tu n'as pas provoqué ton Destin, tu as suivi ton chemin, ce chemin qui venait de l'Ecosse et qui menait à la tendresse, et si tu es parti, tu ne m'as pas quitté ... je t'Aime "mon bébé". Poulain Marie.

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