(2000 - 2007)
Rudley était un vrai p'tit personnage, indépendant et fier, très obéissant, possessif et jaloux, très gentil et doux, il m'offrait chaque jour ses mille calins; il était mon "pépère la douceur"; avec des gestes et des paroles je voudrai te supplier de revenir, tu me manqueras toujours mon pépère.
Marie Poulain.
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Réaliser un hommage pour mon pépère Rudley était évident, mais n'était pas pour moi un écrit dans l'urgence, je n'en n'avais pas la force, pas le courage puisque j'avais tant de peine, trop de peine .... moi qui avais tellement gardé l'espoir qu'il passe encore un Noël avec nous ; puis au-delà de la rupture de sa présence, c'est devenu une urgence qui a apaisé son absence imposée.
Mon pépère tu nous manques tant... Breezie avait encore besoin de toi , mais tu l'avais éduquée un maximum et elle est devenue une si obéissante fifille, grâce à toi; Nice se valorise en continuant ce que tu avais entrepris avec la p'tite meute de filles, surtout à se faire respecter ! tu avais rêvé de prendre la relève de chef de meute lorsque mon "Boy" nous avait quitté et tu l'étais devenu à la perfection; parfois tu étais intransigeant car tu n'admettais pas une seule erreur de conduite des fifilles, elles n'avaient pas tellement droit à l'erreur, et je sais que tu avais raison; personne d'autre que toi n'aura ta patience, ton intelligence d'éduquer les prochains chiots; personne également ne sait aussi bien que toi ouvrir les fenêtres pour rejoindre une femelle, ouvrir le four de la cuisinière sans bruit pour voler les croquettes; j'ai toujours eu besoin d'intensité pour construire ma vie, tu m'as offert énormément de tendresse, de générosité, d'attentions, de gros calins... nous deux c'était un lien dans l'immensité, une complicité pour les promenades et les jeux; ton départ est la plus grande rature sur le chemin de ma vie; en fermant les yeux je peux dessiner tes allures, tes gros calins du matin, mais jamais il ne me reviendra tes mille calins du soir pour me dire bonne nuit, ton museau posé sur ma main lorsque je tapais sur le clavier de l'ordinateur; si j'ai une certitude, c'est que rien n'est jamais loin, car tu es parti trop tôt, trop jeune, et ce n'est pas le dernier jour que je t'aime; lorsque je suis avec Nice et Breezie dans notre prairie que tu aimais tant, ça fait très mal de ne plus t'apercevoir derrière la fenêtre; je vais désaimer mes promenades sans toi ... bientôt les premiers flocons de neige vont arriver , et pour la première fois je ne les attends pas avec impatience car je ne t'entendrai pas aboyer de joie de les voir tomber sur le bout de ton nez, je ne te verrai pas te rouler de bonheur dans cette belle neige épaisse.
Tag blend et texte : Marie-Christine Poulain.